Ikala

Bienvenue chez moi. C'est fouillis, comme mes mots, mes idées, mes thèmes, mes coups de coeur, mes coups de sang. Visitez, laissez vos empreintes, aimez, ou n'aimez pas. Ici, on ne juge pas, on partage

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Heureux.

je lis souvent qu’avoir une bonne mémoire nuit au bonheur. L’intelligence aussi. Tout comme de vivre au grand jour. Et l’âge. Ne dit-on pas souvent “ah! de Montand!” (que ceux qui savent qu’il avait un prénom et qu’il existait réellement lèvent le petit doigt.  La preuve! vous avez tous plus de 40 ans… sauf le vieux au fond là). 

Bref, il faut donc être un jeune con frimeur pour être heureux. Et la couleur de cheveux aide. Blond platine, c’est l’idéal. Roux, imparable. 

Alors logiquement voyez-vous, bien que la proportion de gens heureux ou doués pour le bonheur augmente à une vitesse effroyable, il arrive que les gens malheureux existent encore un peu. Et les gens très malheureux (comprendre trop intelligents et/ou avec une mémoire encyclopédique et/ou ayant tutoyé Toulouse Lautrec JEUNE, ET adeptes du secret et des pseudonymes) ont souvent les mêmes défauts. Déjà, ils se reconnaissent entre eux. Non pas à l’odeur de la naphtaline, mais aux regards trop vifs. (Un jeune con heureux a le regard d’un poisson vieux d’une semaine, gélatineux.)Des regards vifs donc, prestement suivis de plissements instinctifs pour cacher leur malheur de vous avoir percé à jour. Et oui, en un seul coup d’œil, ils vous ont cernés. Ensuite, quand ils sentent que vous n’êtes pas plus dangereux qu’ils ne rêveraient d’être, ils vous entourent. Et là, d’année en année (oui, plus le temps passe, moins on y voit vite), ils distillent parcimonieusement leur savoir jusqu’à vous en étourdir la glotte. Et vous rendent aussi étranges qu’eux, au mieux.

Le savoir ne rend pas heureux, mais il remplit d’espoirs fous. Vous voilà, croyant en a fermeté de vos muscles et motivé par la fadaiserie ambiante qui en devient insupportable, pourfendant vos proches d’une lumière salutaire. Et donc, au mieux, on vous sourira et on vous passera le sel, le pain, le riz, tout ce que la table peut offrir pour que vous la fermiez.

Quand il arrive (une fois toutes les 1678 années) que deux personnes aussi folles d’espoirs tus, et de rêves grandioses, forgées par la conscience douloureuse d’un partage hors de portée se rencontrent… quand cela arrive, une étoile jaillit. Dont la présence est ressentie par tous mais invisible, impalpable. De la rencontre de ces deux énigmes ne peut naître alors que l’improbable, l’inattendu, et dans l’absolu, un inévitable bonheur. 

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petite nuit

Il existe milles et une raisons d’aimer la nuit. Moi, par exemple, les premières lueurs des étoiles m’enchantent. Je me sens renaître à la vue d’un nuage diaphane dans un ciel presque noir, et la nuit, il fait rarement chaud. Je suis bien, et mes pensées se promènent, tout comme mes pas, entre les rais de lumières ici et là. 

La nuit, c’est un répit offert au monde, que je goûte goulûment. Les âmes échaudées du jour se repaissent de leurs victoires éphémères, les fatigues tombent et entraînent les corps, les souffles s’alourdissent et acceptent de se laisser aller. 

La nuit, c’est aussi les échos étouffés des émissions de téléréalité du voisinage, ceux plus indistincts des amants retrouvés, ou les sanglots murmurés des cœurs solitaires. Comme si la nuit le démaquillage du visage entraînait celui des êtres, les âmes se mentent moins bien, les solitudes sont plus glacées, les lits plus grands. 

Pour moi la nuit est un au-revoir. Un rendez-vous que je ne manque jamais et que j’honore parfois sans sourire. La nuit je me dis que tout pourrait s’arrêter. Je réinvente une petite mort en attendant le sommeil. Je m’imagine partir avec mes rêves, alors je les fais différents, à chaque fois. Je redessine le visage de l’amour, je revis les rires, les rages, la férocité du jour, certains pleurs. Je rembobine les caresses furtives et les croisements de souffles. Les bruissements du matin, les chuchotis de la sieste, le silence avant le premier café, la roue infernale de la journée de travail qui s’enclenche… ces détails, ces moments, ces visages, ces gens…

Une fille du Soleil assise au bord de la Lune. 

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Fararano à Tàna…

Ce soir Tanà s’endort encore une fois incertaine. 

La vie va bon train, enfin essaie. Tàna devient schizophrène. D’un côté, les courageux essaient de gagner leur croûte. Les pragmatiques engrangent et prévoient pour un lendemain gris et opaque. Le chauffeur de “buxi” se branche des fois sur FreeFM en feuilletant Taratra entre deux embouteillages. Il rit aux sarcasmes, commente à voix haute et hoche de la tête entre deux bouchons entre 9h et 11h. L’ancien bateleur aujourd’hui crieur se repose entre deux harangues à l’ombre d’un taxiphone, sillonnant dangereusement entre les taxis et les voitures WWT. La mère de famille marchande cent ariary de plus pour une poignée de brèdes. 

Il y eut des ménages quotés “classe moyenne”.Aujourd’hui, il y a juste ceux qui mangent à leur faim et les autres. Mais tous se battent pour se concentrer sur le quotidien, et le faire durer le plus longtemps possible. On fait la sourde oreille aux infos sur les vols, les meurtres, les viols, les casses de maison, les raids annoncés de voleurs. La politique, les récriminations, les critiques alimentent les conversations à table entre “passe-moi le riz” et “qu’a dit ton prof” , ou entre collègues autour de la buvette, ou dans le taxi …Mais tellement marre. Tellement marre. Et les gosses qui rentrent dans la danse…Le pressentiment que ça ne peut que mal finir, tout ça…l’espoir fou que non quand même…

Alors le soir, quand le froid revient entre les parquets disjoints, quand on éteint la lampe, quand on a fini sa prière du soir, on ne peut que soupirer. Et fermer les yeux. Se raccrocher à ce qui nous fait du bien. Ceux qui nous réchauffent le coeur, hiver comme été. Et fermer les yeux…

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n’est pas Zola qui veut

C’est la liberté de la presse qui est mise à l’honneur aujourd’hui. Ironie : deux « journalistes » malgaches ont été mis sous mandat de dépôt hier soir, après que moult rebondissements aient été alimentés autour de la fermeture de leur station de radio.  

L’on parle beaucoup de la liberté de la presse. De la liberté d’expression et d’information. Parfait ! Parlons-en. Merci à vous journalistes pour vos informations et analyses. Merci pour les dossiers reposant sur des faits, que vous partagez pour une meilleure compréhension de l’actualité.

Mais ça s’arrête là.

Car quand passe à la radio des accusations graves, tartinées de sarcasme, et qui deviennent  tellement véhémentes que l’on dépasse le taux d’audience du journal local, ça interpelle. On peut donc se permettre de lancer des noms ici et là comme on glane des graines au petit bonheur la chance. Cet effet blingbling déballage de chaussettes à qui mieux mieux.  Aucun effort mis dans la forme. Du lynchage en direct, purement et simplement.

Bien sûr que la mayonnaise prend. Le malgache en mal de repère se tourne forcément vers ce qui brille et crie et braille le plus. Que les faits soient plus ou moins avérés ou non. Après tout, ça passe à la radio, ça ne peut qu’être vrai. Quand d’autres remous sont relayés par la presse, et font la Une : même réaction. Ça passe dans la presse, c’est forcément vrai. Sauf qu’il s’en rend compte un peu quand même votre auditeur, ou votre lecteur, quand une allégation repose sur un vent mauvais. Et c’est tout votre métier qui en prend plein la gueule.

Désolée, mais on ne peut pas tout excuser par la liberté d’expression. Les libertés qu’un journaliste prend dans sa chronique, ont forcément une limite. Sinon, n’importe qui demain, sous prétexte qu’elle a sa carte de presse, pourra pointer du doigt quelqu’un ? Comme ça ? Avec une pincée d’infos et trois louches de malveillance?

Mais quand on a tellement d’infos et autant de bravoure, on va voir ceux qui y peuvent quelque chose, on couvre l’évènement, on aide à faire avancer les choses ! Là, non seulement on a du sensationnel, un scoop et un taux d’audience qui explose, mais EN PLUS, on est crédible ! Et on vous suivrait !

On  n’appelle pas le pouvoir de la presse LE contre-pouvoir pour rien. L’opinion, l’image, la lecture de notre actualité, de notre présent repose sur vos mots.  On vous laisse libres de nous le raconter. Ne nous décevez pas. 

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La douceur du manque

Je ne crois pas au hasard. C’est une phrase qui me vient souvent à l’esprit et qui pourrait aussi dire que je fais trop attention à des milliers de choses sans importance. Le fait est là, je n’y crois pas.

Il m’est arrivé dans la même semaine trois choses qui m’ont amené à écrire ce post.

Je regardais une série et lors d’un échange entre un frère et une sœur, le frère demande : « comment fais-tu pour que l’amour ai pu survivre à la passion ? » Elle lui répond : L’amour n’est qu’un sentiment. Je guide mes sentiments.

Puis ce post de T. qui s’interroge si l’amour suffit. De trois histoires différentes, des vécus presque opposés, dans chacune d’elles, la même question : et si l’amour ne suffisait pas.

La troisième est un manque. Un manque de mon pirate. Chacun de nos moments est magique. Certains ressemblent même à des renaissances. Mais parfois au moment du départ, parfois ce déchirement qui me coupe la parole. Alors que je le reverrai. Alors qu’il me sourira encore.

Si on me demandait : l’amour suffit-il… Je répondrai sans doute qu’il peut arriver que non. Quand trop de coups ont été donnés. Quand les bleus au cœur ont anéanti l’estime de soi. Quand on se sent las d’être acculé au mur, sans cesse assailli, alors qu’on a l’impression de faire en sorte que ça marche. Ou pire, quand on se sent incompris et qu’en face, il n’y a plus personne pour écouter. Cela peut arriver. Cela est arrivé.

Mais quand il arrive qu’une personne vous manque alors qu’elle vient de franchir votre porte, que votre sourire n’est réel que lorsque vous l’entendez rire, que vous plongez dans un regard qui sait tout de vous sans avoir prononcé un mot. Quand on ressent l’amour même lorsque l’autre n’est pas là. L’amour me suffit. 

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Me, My Friends and I: Ah, l'amour...

memyfriendsandi:

Samedi soir, c’était l’anniversaire de O..


Nous étions tous les quatre, O., L., M. & moi à célébrer cela autour de milliers de bouteilles de champagne et de millions de petits toasts préparés avec amour toute l’après-midi par notre hôtesse.

Nous avons beaucoup bu, beaucoup mangé, et…

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solangeteparle.com

magnifique…

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L’amour dure trois ans

… Et donc, après ces fameux trente six mois. Que se passe-t-il ? Il y en a un des deux qui se réveille un matin et devient amnésique ? ou pire…schizophrène ? On redevient aveugle ? On décompte le temps avec un J-catastrophe à prévoir ?

Je ne compte plus mon temps en années, ni en mois, ni même en semaines. Je le compte en secondes et en minutes. Les heures deviennent élastiques, les jours sont toujours mal calibrés. A une autre époque, je me serai précipitée sur une idée foldingue, comme me teindre les cheveux une énième fois pour les couper ensuite, ou me faire tatouer ou sortir jusqu’à pas d’heure et faire des Jhonny et des Jack mes meilleurs potes. Ou encore me ruiner en chaussures.

Aujourd’hui, il ne me reste plus qu’à admettre que je suis amoureuse . Tapie dans une salle sombre au fond d’un château entouré de dragons, de piques, de canons, je me suis mise à baisser une à une chacune de mes défenses. Défenses que j’ai mis des années à bâtir, à ériger, à parfaire. Edifiées avec la patience que donne de fréquentes blessures. Aiguisées avec des larmes de vengeance. Aujourd’hui, elles sont toutes à terre. Evanouies. Il ne reste plus que moi. Et dans cet espace où régnait mon contrôle, il n’y a plus que lui, le pirate au regard tendre.

L’amour dure dit-on trois ans. En réalité, vu de mon côté, trois ans, c’est trois secondes et c’est toute une vie. Le temps m’importe peu, pour tout dire, plus rien n’importe à part ce regard…

Je crois que je vais arrêter de flipper.

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Le My way policy :D

Un de mes cauchemars récurrent est d’arriver en retard à l’école, d’avoir mon stylo qui ne marche plus à trois minutes avant la fin de l’exam et d’entendre la sonnerie devant une feuille désespérément vide. Je vous passe les interprétations philosophiques et tout aussi folkloriques de ce type de rêve. Mais si vous avez du temps et la fibre freudienne, ne vous gênez pas…faites-vous plaisir et dites- moi tout.

J’ai toujours été une “bonne” élève. De bonnes notes, les bons mots aux professeurs au bon moment, les lunettes, le look nerd avant l’heure, la chemise fermée jusqu’au col. Lisse. Inodore, invisible. Seules les notes comptaient et je détonais par mon absence d’intérêt pour autre chose. 

Avec le temps il a bien fallu s’adapter. Apprendre à ne pas toujours dire ce que l’on pense, y mettre plus d’une phrase parce que tout le monde ne comprend pas le premier degré résumé, encore moins le second. Dire bonjour même si je m’en fous, et merci, même si je suis énervée. Prendre sur soi pour donner de l’espace aux autres « parce que c’est comme cela que l’on vit en société? Tiens- toi droite ! ».

Et puis un jour j’ai pété un câble. Pour une seule raison. Le « My way policy ;) ».

Alors aujourd’hui, il m’arrive de vivre encore quelques périodes schizophrènes où une partie de moi m’engueule car il serait plus prudent de reprendre le contrôle de ces dizaines de fils bigarrés et tous différents qui tissent mon quotidien. Mais très vite le « My way policy ;) » reprend le dessus.

Je ne suis pas un modèle de femme. Ni de fille… je suppose. Ni d’amie, ni même d’amante. Je suis chiante, un peu(hum hum) folle. Têtue, hautaine, très rancunière. A hell of a woman (et je le dis au degré le plus direct > Un enfer au quotidien). Un ouragan qui change d’avis comme de vitesse. Je me prends des coups tous les jours et en distribue généreusement. Avec ou sans sourire, mais toujours avec plaisir. Douce surtout quand on ne s’y attend pas. Gentille quand on a perdu tout espoir, mais il est hasardeux de croire que cela peut durer. Trop fine pour être honnête. Et d’un humour plus que douteux ! :D

Mais vivre, purée, VIVRE !

A la vôtre! (je ne suis pas sûre de vous envier:P)